Un ordinateur ne sait pas
stocker un caractère seul dans un disque, c’est-à-dire un octet.
Il stocke donc les caractères
par paquet de 1 024 octets, ce paquet est appelé le secteur.
Après, selon le système
d’exploitation que l’on utilise sur l’ordinateur, ce dernier y ajoute sa sauce,
histoire de compliquer un peu.
WINDOWS lui, qui est basé sur
les principes de l’ancien système d’exploitation, MS-DOS son ancêtre, va
utiliser généralement un système de stockage qui lui convient, le système
FAT32.
Ainsi, les informations des
différents documents sont stockées sur le disque par l’intermédiaire de paquets
de 2 secteurs, le cluster.
Le cluster est donc un paquet
de 2 048 octets, me semble-t-il…
A chaque fois que vous allez
enregistrer des caractères sur un disque, WINDOWS va les enregistrer par
paquets de 2 048 octets, donc, par cluster.
Même si vous n’enregistrez qu’un
seul caractère, WINDOWS va allouer au disque, un espace de 2 048
caractères.
Dans ce cas de figure, le cluster
qui sera alloué au disque sera quasiment vide.
Il y aura au moins le
caractère que vous avez souhaité enregistré !
Ensuite, lorsque vous complèterez
votre document et que WINDOWS devra rajouter des caractères sur le disque, il
complètera le cluster qui n’est pas rempli.
Et si cela ne suffit pas, il
créera bien sûr, un autre cluster. Mais voilà, si entre temps, un cluster d’un
autre document s’est logé sur l’espace
disque libre juste après, eh bien le nouveau cluster sera placé plus loin, là
où il y aura de la place.
C’est ainsi qu’au fil du temps,
que les documents sont stockés dans de nombreux clusters qui se retrouvent
éparpillés dans le disque. Si vous supprimez un document, l’espace disque
qu’utilisait celui-ci sera libéré. Cet espace sera aussitôt utilisé par WINDOWS
pour y loger quelques clusters d’un nouveau document ou d’un document qui
s’agrandit.
Pour se repairer, WINDOWS utilise
le principe de la FAT.
En français, la table
d’allocation des fichiers.
Lorsque vous enregistrer un
nouveau document, ou que vous le modifiez, un petit fichier sera créé dans la
FAT du disque, et qui contiendra :
Le nom du document, son
extension, sa taille et l’adresse physique du disque dans laquelle se trouve le
début du premier cluster.
Le premier cluster quant à lui,
contient les premiers caractères de votre document et l’adresse du second
cluster, et ainsi de suite jusqu’au dernier cluster du document.
Ce principe ne pose aucun
problème de disfonctionnement. Seulement, si votre disque dur est trop
fragmenté, les têtes de lecture de votre disque vont devoir galoper pour
retrouver les clusters d’un même document.
C’est-à-dire que votre machine va
se mettre à ramer à chaque fois que le système sollicitera le disque.
On dit plus vulgairement que le
disque dur gratte !
Vos documents sont donc
fragmentés en multiples clusters qui se baladent partout dans le disque.
WINDOWS possède un outil qui va
permettre de reloger de façon contiguë les clusters d’un même document.
Cet outil est le défragmenteur.
Lancez la défragmentation :
Pressez le bouton démarrer,
descendez sur « Programmes », flèche droite, puis entrez dans
« Accessoires », puis dans « Outils système » et pressez la
touche entrée sur le programme intitulé « Défragmenteur de disque ».
Dans la boîte de dialogue qui
apparaît à l’écran, faites 2 fois tabulation pour vous positionnez dans la
liste des lecteurs.
Choisissez le lecteur que vous
souhaitez défragmenter avec flèche haut/bas.
Ensuite, faites MAJ +TAB pour vous
positionner sur le bouton intitulé « Défragmenter » et pressez la
touche entrée.
La défragmentation débute.
De temps en temps vous pourrez
effectuer le raccourci clavier Insère TAB.
Lorsque JAWS vous annoncera que
vous êtes positionnés sur le bouton intitulé « Afficher le rapport »,
c’est que la défragmentation est terminée.
Dans ce cas, faites tabulation
pour vous positionner sur le bouton « Fermer » et pressez la touche
entrée.
Arrivés dans la fenêtre
principale du défragmenteur, réalisez le raccourci clavier ALT F4.
Vous voici de retour dans le
bureau.
Personnellement, je défragmente
le disque une fois par semaine.
Philippe BOULANGER